Comment battre le marché en tant qu’investisseur particulier ?

Warren Buffett prétend battre le marché depuis 1965, et ça, c’est une performance exceptionnelle. 

Cependant, de nombreuses personnes, des journalistes principalement, estiment que cela est impossible en tant qu’investisseur particulier.

Pourtant cela est faux. 

Warren Buffett a réussi à une époque où les professionnels ne disposaient même pas d’internet : vous avez plus facilement accès à l’information que les traders des années 80 !

Dans cet article, je vous expliquerai comment vous pouvez obtenir une performance supérieure à la plupart des fonds d’investissement en appliquant une méthode gratuite, simple et efficace.

Et si celui-ci vous a plu, vous aurez également l’occasion de vous inscrire gratuitement à ma newsletter !

I / Pourquoi battre le marché est-il si important ?

Battre le marché signifie simplement que la performance de votre portefeuille est supérieure à celle d’un indice boursier de référence sur une période donnée (généralement, la comparaison se fait par année).

Il existe des centaines indices boursiers, plus ou moins représentatifs d’un marché dans son ensemble. Ils peuvent porter sur une région du monde, une taille d’entreprise et même un secteur particulier. 

Ainsi, si vous investissez majoritairement sur des PME, il est plus judicieux de comparer vos performances à l’indice CAC Small & Mid. A vous de trouver celui qui sera le plus pertinent pour votre portefeuille ! 

Aux origines de la gestion passive …

De ce fait, il est très facile d’obtenir une performance égale à celle du marché. Il vous suffit simplement d’acheter une part d’un ETF qui répliquera (presque) à l’identique un indice de référence.

Cela est possible car ces fonds sont construits de la même que l’indice qu’ils représentent. Ils demandent donc très peu de travail aux gestionnaires du fonds, ce qui se traduit par des frais très faibles.

Cette méthode d’investissement, qui gagne en popularité depuis les années 90, s’appelle la gestion passive, ou encore, « l’investissement paresseux”.

battre le marché avec un etf
Performance de l’ETF Lyxor CAC 40 DR contre celle de l’indice CAC40. Les frais de gestion creuse un léger écart.

 

C’est d’ailleurs la solution de prédilection des français souhaitant investir en bourse, sans pour autant avoir à y consacrer trop de temps, et sans avoir besoin de compétences financières poussées.

Ainsi, celui que l’on pourrait considérer aujourd’hui comme “l’investisseur moyen” est parfaitement capable d’obtenir un rendement au moins égal à celui du marché !

… se trouve la gestion active

Mais même si les performances des principaux indices boursiers sont satisfaisantes (entre 6% et 7% annualisés sur des période de 20 ans ou plus), l’explosion de certains titres comme Google, Amazon ou encore Tesla fait rêver.

Imaginez qu’il soit possible de trouver, avant tout le monde, “les pépites” qui vont “décoller”. Il n’y a qu’à en discuter avec votre entourage : tout le monde rêve d’investir dans “le nouveau Netflix”.

Et bien sachez que vous n’êtes pas le premier à y réfléchir. Cette philosophie d’investissement est le socle de la gestion active.

Sur la base de ses analyses, le professionnel de la finance va sélectionner les actions qu’il pense être les meilleures du marché, tout en construisant un portefeuille diversifié pour réduire le risque.

Mais pour justifier son travail, le gestionnaire d’actif est obligé de faire mieux que le marché, puisqu’aucun investisseur n’est près à le payer pour une performance qu’il peut obtenir presque gratuitement en investissant dans un ETF.

Jusque là, c’est évident.

II / Les professionnels battent-ils le marché ?

En réalité … non !

Les personnes payées pour gérer votre argent ne sont pas capables de le faire mieux que vous.

Ce paradoxe s’explique de plusieurs manières.

  1. Les frais

Premièrement, parce que leur activité est onéreuse.

Les gérants sont agressifs, ce qui signifie un nombre élevé de transactions, qui ne sont pas sans coût.

Les frais de fonctionnement comme les salaires (plutôt généreux) ou les licences pour les accès aux plateformes comme Bloomberg (au minimum $20 000 par an … pour un seul utilisateur) complètent la note.

Ces frais peuvent vous être facturés à l’achat ou à la vente de vos parts, ainsi que pendant la durée de détention. Bien sûr, une combinaison des trois est possible !

Ils peuvent s’élever jusqu’à 5% par an, ce qui représente un montant de 63% en cumulé sur 10 ans !

Sur le long terme, cela représente une sacrée différence.

Inutile de vous préciser qu’en enlevant toutes ces dépenses, et avec un peu de bon sens et de courage, quiconque pourrait monter son propre fond d’investissement “fait-maison”.

Contrairement aux professionnels, n’oubliez pas que vous n’avez pas autant de dépenses.

Avec la gestion active, vous n’êtes pas certain d’y trouver votre compte.

  1. Les obligations légales

Deuxièmement, les fonds d’investissement sont soumis à des obligations légales strictes.

Les règlements de l’AMF et de la SEC leur imposent de se comparer à un indice de référence.

Cela signifie que la performance du gérant sera toujours mise en compétition avec la performance des fonds indiciels. 

Cette mesure a pour but de protéger l’investisseur individuel en lui donnant des éléments lui permettant de faire le meilleur choix entre gestion passive et gestion active.

Mais cela a de drôles de conséquences !

Puisqu’il sera sanctionné en cas d’écarts trop importants, le gestionnaire est tenté de réduire la différence qui existe entre la composition de son fond et celle de son indice de référence.

Cela pousse les professionnels à se spécialiser dans une certaine catégorie d’actions selon la taille de la capitalisation boursière (Mid Caps, Blue Chips …), une zone géographique (Amérique du Nord, Asie sauf Japon …) ou une thématique (Energie renouvelables, Biotech …).

Sans oublier qu’une telle spécification existe également pour les fonds obligataires !

Or, un portefeuille diversifié, c’est un portefeuille qui contient plusieurs classes d’actifs (actions, obligations, devises étrangères) réparti entre plusieurs zones géographiques et secteurs.

De ce fait, la gestion active tend de plus en plus vers la gestion passive, car le but d’un fond est de battre en indice précis, tout en s’assurant que sa performance lui soit corrélé. 

Autant vous dire qu’il s’agit d’un exercice difficile, qui obéit à des logiques contradictoires.

  1. Une restriction des libertés

Enfin, les investisseurs particuliers disposent paradoxalement de plus d’outils que les investisseurs professionnels.

A chaque nouveau scandale financier, la législation financière se durcit au profit des investisseurs individuels.

Tout d’abord, garder du cash en réserve est grandement découragé. Le régulateur peut même l’interdire, invoquant le fait que conserver des liquidités n’est pas considéré comme un acte de gestion.

En règle générale, les fonds d’investissement conserveront 3% à 7% des avoirs qui leur sont confiés sous forme de liquidités.

Mais parfois, la meilleure chose à faire, c’est de ne rien faire.

Il m’arrive que mon portefeuille soit composé à 50% de liquidités, et de saisir les bonnes affaires quand elles se présentent, en période de crise.

Pourtant, cela serait impossible pour un fond d’investissement.

  1. Un handicap de taille

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, un fond ne gagne pas en performance au fur et à mesure qu’il grossit.

Ce dernier ne pourra pas saisir les opportunités sur les petites et moyennes capitalisations, car ces marchés sont moins liquides.

Or, ces opportunités sont celles qui, par définition, peuvent connaître la croissance la plus importante.

Il est bien plus facile pour une PME de multiplier par 2 son chiffre d’affaires, en passant de 100 millions d’euros à 200 millions d’euros. En revanche, Apple aurait du mal à doubler ses ventes.

Les grands fonds d’investissement (comme ABC, qui pèsent XX milliards de dollars) ne peuvent donc acheter que des actions d’entreprises aux plus grosses capitalisations. 

III / La raison pour laquelle vous pouvez battre le marché

Après avoir vu pourquoi les professionnels ne battent pas le marché, voyons ensemble les raisons qui pourraient vous faire réussir.

  1. Un accès aux actifs mondiaux

Premièrement, en ouvrant un compte-titres, vous disposez d’un accès à une multitude de produits, que ce soit les actions, les obligations, les ETFs ou les produits dérivés, en France comme à l’étranger, en euros ou tout autre devise, y compris les crypto-monnaies.

Utilisez cette boîte à outil pour créer la stratégie qui vous convient : un fond d’investissement traditionnel ne disposera pas de cette liberté.

Je ne sais pas vous, mais je ne peux m’empêcher de sourire en pensant à cela.

Si vous hésitez encore entre ouvrir un PEA ou un compte-titres, cet article pourrait vous aider dans votre réflexion.

  1. Une protection des investisseurs individuels renforcée

Afin d’attirer les investisseurs particuliers sur les marchés réglementés, l’AMF a mis en place plusieurs législations pour protéger vos intérêts.

Dès lors, la législation va dans votre sens, mais attention : elles peuvent être différentes sur les marchés étrangers.

Attention, il existe des marchés que l’on dit “non-réglementés”, comme Euronext Growth ou Euronext Access. Ils accueillent des entreprises plus petites, plus jeunes, qui utilisent la bourse pour financer leur croissance.

En contrepartie d’un potentiel de gain supérieur, les obligations en termes de communication financière et d’audit des comptes sont moindres, et vous y serez moins protégé.

Mais de manière générale, les entreprises cherchent à avoir une base d’investisseurs particuliers forte.

Elles savent qu’il s’agit d’un actionnariat fidèle, disposant de plus de patience, avec une vision de plus long-terme, et au profil moins “activiste”. 

Beaucoup récompensent d’ailleurs la fidélité. Vous pouvez par exemple inscrire vos titres au nominatif pour bénéficier d’un dividende plus important, ou même recevoir divers avantages en nature selon l’entreprise.

  1. Une philosophie différente

Nous sous-estimons grandement l’impact du mental sur la gestion de notre portefeuille.

Une étude scientifique a démontré que la perte d’argent activait les mêmes zones du cerveau … que la douleur physique ! C’est pour cela qu’il est très difficile de prendre les bonnes décisions lorsque vos lignes affichent des moins-values d’un rouge vif.

Alors imaginez le stress des professionnels de la finance. Contrairement à eux, vous ne jouez pas votre carrière sur les marchés financiers.

Les investisseurs individuels sont bien plus détendus, car ils acceptent plus facilement de lâcher prise. Ils comprennent que l’on ne peut pas tout contrôler sur les marchés financiers.

Les préjugés sur le monde de la finance sont réalistes. En salle de marché, tout le monde s’agite en permanence, et l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle n’est pas forcément sain.

Il est facile de perdre pied face à la réalité, alors même que la bourse demande une compréhension très fine du fonctionnement de notre planète.

Et si malgré tout vos performances sont inférieures à celle du marché, ça n’est pas la fin du monde. La bourse est un monde passionnant, alors tâchez au moins de vous amuser !

IV / Les mythes de la performance en bourse

Ça y est, vous avez pris confiance en vous ?

C’est une bonne chose. En réalité, il faut s’armer de beaucoup de courage pour gérer son portefeuille en tant qu’investisseur individuel.

De temps à autres, vous aurez l’impression d’être perdu, et de ne pas savoir quoi faire.

Mais une fois que l’on commence à voir les premiers résultats, la joie est indescriptible.

La suite de cet article permettra de vous orienter dans la bonne direction.

Battre le marché est donc possible. Mais ne vous emballez pas pour autant.

Voyons ensemble ce qu’il est possible (ou non) de faire.

  1. Devenir Riche par magie

La plupart des vendeurs de rêves sur Internet vous proposent des méthodes magiques pour multiplier votre capital par 10, sans effort, grâce à quelques heures de trading par jour.

Ça, c’est le rêve du prolétaire au QI à deux chiffres. 

D’autres vous diront de placer toutes vos économies sur une « pépite » AVANT qu’elle ne décolle (spoiler alert : ils oublient de vous dire comment ne pas perdre la tête face à la volatilité des marchés).

Et ça, c’est la stratégie du “ticket de loterie ».

Autant vous dire que ces “méthodes” ne fonctionnent pas. A moins d’être l’homme le plus chanceux du monde.

Ce qu’il est possible de faire en revanche, c’est d’obtenir 5, 10 voire exceptionnellement 15 points de pourcentage par an de plus que le marché, sur le long terme. Sur une période d’une dizaine d’années, l’effet cumulé vous permettra effectivement d’avoir des résultats exponentiels.

A condition de s’armer de patience et de faire sérieusement le travail.

  1. Profiter des fluctuations à court terme ou anticiper le marché

S’il était possible de prédire le futur, croyez-moi que le secret serait jalousement gardé.

Tout le monde a déjà pensé à anticiper les mouvements du marchés. D’ailleurs, il y en a certains qui existent encore.

Sur le court terme, il ne s’agit que du hasard, cessez de perdre votre temps.

Et arrêtez de vous ridiculiser en essayant de déceler une quelconque tendance sur un intervalle de 15 minutes : les cours sont de toute manière retardés. 

Dans un monde idéal, l’investisseur particulier achèterait des actions seulement quand elles seraient sous-évaluées, et les venderaient lorsqu’elles seraient sur-évaluées.

Ça, c’est un fantasme.

Voilà ce qui est dit dans “l’Investisseur Intelligent” à ce sujet : “comme toutes les idées les plus magiques du marché, celle-ci est basée sur un tour de passe-passe

Bien sûr, être en dehors du marché pendant les périodes de crise vous permettrait d’en tirer un profit considérable.

Malheureusement, vous oubliez une chose essentielle : il est absolument impossible de les prédire !

Quiconque vous dira le contraire est un menteur, et il y a qu’à constater la maigre qualité du travail des analystes chargé de fournir des prévisions. A ce sujet, je vous recommande d’ailleurs le livre “Le Cygne Noir” de Nassim Nicholas Taleb.

  1. Ne prendre aucun risque

C’est un peu comme aller se baigner sans se mouiller. Personnellement, je ne suis pas magicien, je ne sais pas comment faire.

Investir en bourse vous demandera par définition de prendre des risques. Mais attention, ce n’est pas parce qu’il faut dynamiser son portefeuille qu’il faut tomber dans la spéculation.

Tout comme il existe une différence entre vitesse et précipitation, la nuance est ici très fine.

Méfiez-vous également des “placements sans risques” ou des “opportunités d’une vie”. Il y a toujours un loup, un aspect négatif. Pour cela je vous invite à regarder l’excellent film The Big Short : il y a une scène qui illustre parfaitement cela :

Battre le marché comme dans The Big Short
Scène issue de The Big Short (2015).

Débrouillez-vous pour trouver ce qui sent le souffre et agissez en conséquence.

Bien sûr, il existe des stratégies que vous pouvez mettre en place pour diluer le risque de votre portefeuille, sans trop nuire à vos performances. Ces méthodes feront l’objet d’un futur article, car elles seraient trop longues à développer ici.

Elles reposent sur l’optimisation du ratio de Sharp, qui compare la performance d’un portefeuille à sa volatilité. Ce ratio prend en compte la covariance entre les différents actifs, et son calcul n’est pas si simple.

V/ Comment battre le marché ?

Selon Benjamin Graham, le père du Value Investing, mentor de Warren Buffet et auteur de l’ouvrage fondateur “L’Investisseur Intelligent”, le rendement n’est pas une question de risque.

Il précise dans son livre : “Il existe un vieux principe qui dit que ceux qui ne peuvent se permettre de prendre des risques devraient se contenter d’un rendement relativement faible (…) Le rendement devrait plutôt être considéré comme dépendent de l’effort intellectuel que l’investisseur est prêt à fournir”.

Ce n’est pas une course, mais un marathon

Investir sur le long terme a de vrais avantages : tout le monde le répète, et pourtant, tout le monde finit par jouer au trader.

Comme nous l’avons vu, les résultats proviendront du temps et de l’énergie que vous serez prêt à consacrer à votre portefeuille. Cela implique des efforts considérables en termes de recherche, que la plupart des gens, y compris parfois les “professionnels”, n’est pas prête à faire.

Ces efforts ne seront pas vains, puisque vous allez conserver votre action pendant 5, 10 ans et pourquoi pas à vie. Creuser en profondeur en vaut la chandelle. 

Non seulement vous trouverez de meilleures opportunités, vous aurez ainsi de moins en moins de travail à fournir, puisque votre portefeuille changera peu souvent. Vous éviterez en plus des frais de transaction inutiles.

La seule chose qui compte : le prix

Pour battre le marché, il vous faudra certes trouver les pépites avant tout le monde.

Mais il existe quelque chose de plus efficace : payer le juste prix.

Rien ne sert de courir, il faut partir à point

Jean de la Fontaine

En formule 1 on dit souvent que, pour finir premier, il faut d’abord finir la course.

Et bien en bourse, c’est la même chose.

En commençant par ne pas perdre d’argent, c’est là que vous gagnerez.

Imaginez que vous trouviez une action qui peut s’apprécier d’environ 10% par an, alors que le marché croît de 5%.

Malheureusement, vous êtes si enthousiaste que vous payez un prix trop élevé, et l’action perd 50% de sa valeur la première année.

Par la suite, même si votre action surperforme le marché, il vous faudra plus de 17 ans, simplement pour combler cet écart.

Autant vous dire que ce genre de chose est impossible à rattraper.

Mais alors, comment savoir si une entreprise est surévaluée ou non ?

Je vous donne les trois ratios de valorisation que j’utilise le plus souvent.

Il en existe de nombreux autres plus spécifiques, qui vous permettront de comprendre plus finement l’entreprise, mais ceux-ci peuvent être utilisés en toute circonstances.

VI / Les ratios de valorisation à connaître 

Le PER

Le ratio de valorisation le plus connu est probablement le PER, pour Price-to-Earnings Ratio. Il s’agit du rapport entre le cours de l’action et le bénéfice par action.

On dit que l’action se paie en multiple des bénéfices. Cela vous donne également un aperçu théorique du nombre d’années qu’il faudrait pour “recouvrir” votre investissement. 

Il s’agit du ratio boursier le plus important, son utilisation doit être systématique, puisque ce sont les profits qui font bouger le cours des actions.

Ce ratio est applicable tant aux profits présents qu’aux profits futurs, et il permet de comparer plusieurs entreprises d’un même secteur, ou même, de comparer les secteurs entre eux.

Bien sûr, les entreprises en forte croissance auront des PER plus élevés puisque les investisseurs valoriseront les bénéfices futurs.

Le PBV

Un des mes ratios préférés, et peu populaire, est le Price-to Book Value, ou en français, Cours sur Valeur Comptable.

Son utilisation par les investisseurs individuels est rare à cause de la mauvaise compréhension de la valeur comptable.

Il faut garder à l’esprit qu’une entreprise se finance à la fois par des Fonds Propres et de la Dette. Puisque l’actif et le passif s’équilibre, on peut dire qu’en quelque sorte, le capital appartient en partie aux créanciers, et en partie aux actionnaires.

La valeur comptable représente ainsi la valeur du capital qui est concrètement détenu par un actionnaire.

Ce ratio est donc un moyen très intéressant de comparer le coût du capital, et agit presque comme un filet de sécurité. 

En cas de liquidation de l’entreprise, les actionnaires récupèrent, une fois que les créanciers se sont servis, la trésorerie issue de la vente du capital. Le ratio Cours/Valeur Comptable donne un aperçu théorique de ce qui reviendrait à l’actionnaire dans une telle situation.

A noter qu’il est bien sûr possible de payer une action à un prix inférieur à sa valeur comptable, ce qui peut se révéler être une très bonne affaire dans certains cas.

Capitalisation Boursière/Chiffre d’affaires

Dans certains cas, les deux ratios précédents ne suffisent pas à valoriser une entreprise.

Soit parce qu’elle a connu momentanément des pertes (et donc le PER est négatif, ce qui n’a aucun sens) soit parce la valeur comptable ne donne peu d’indications pertinentes (dans le cas où une entreprise procède régulièrement à des augmentations de capital).

Vous pourrez néanmoins comparer la capitalisation boursière au chiffre d’affaires.

Il vous donnera une indication quant au potentiel de marché de l’entreprise. Surtout n’hésitez pas à mettre ce ratio en perspective par rapport à l’évolution du chiffre d’affaires.

Conclusion : mon offre pour battre le marché

En implémentant ces ratios dans l’analyse de votre portefeuille, vous pourrez vous poser certains questions qui vous permettront de booster vos résultats, comme par exemple :

  • Quel est le PER moyen de mon portefeuille ? Est-il trop élevé ?
  • Quelles sont les bonnes valeurs que je pourrais acheter pour le faire baisser ?
  • Quelles sont les actions dont le PER me semble trop élevé ? Faut-il les vendre ?

En vous posant ces questions, vous commencerez à bâtir un portefeuille beaucoup plus solide, et donc, plus performant.

Mais il vous faudra passer un peu de temps à analyser des entreprises.

Si vous n’êtes pas à l’aise avec la lecture des documents financiers, ça ne sera pas une partie de plaisir.

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A propos de l'auteur

Sur mon blog, j'aide les investisseurs particuliers à faire de meilleurs investissements.

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