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Ecrit par : Adrien Aïach

Publié le : 24/04/2022

Que faire de vos actions EDF ?

Temps de lecture : 11 minutes

EDF, coté sur le marché Euronext Paris sous le code mnémonique EDF.PA, est l’une des entreprises les plus touchées par l’actualité de ce début d’année 2022.

A cause de la hausse du prix des matières premières, la pression s’accentue sur les français et leur facture d’électricité, tandis qu’EDF est pris entre le marteau et l’enclume, et que son cours de bourse menace de s’effondrer à tout moment.

Le 14 janvier dernier, le titre a d’ailleurs connu un décrochage spectaculaire, jusqu’à -22% en séance. Depuis 2005, année de l’introduction en bourse du principal fournisseur d’électricité français, EDF affiche une performance boursière déplorable de l’ordre de -70%.

Pourtant, un regain de spéculation semble mettre le titre sur le devant de la scène.

Des rumeurs de restructuration courent. BFM Business affirmait récemment que l’Etat envisagerait une revente des activités dans les énergies renouvelables, ce qui permettrait de financer une renationalisation de la filière nucléaire. Pourtant démentie depuis par l’exécutif, les marchés financiers restent attentifs à cette opportunité.

Dans cette analyse, je vais tenter de déterminer si le contexte actuel est propice à investir dans EDF.

Performance de l’action EDF (EDF.PA) et du CAC 40 depuis le 1er janvier 2022.

Pourquoi le cours de l’action EDF est-il si instable ?

Alors que le prix de l’électricité explose depuis le début de l’année, on pourrait s’attendre à ce que le cours de l’action EDF augmente en parallèle, comme lorsque le cours des actions des producteurs de pétrole connait une hausse similaire à celui de l’or noir.

Avec l’exploitation de l’énergie nucléaire, EDF produit une électricité bon marché et devrait pouvoir dégager d’importants bénéfices. Pourtant, cela n’est pas le cas en pratique et nous allons comprendre pourquoi.

Une explosion du prix des matières premières … et du coût du kWh marginal

La France générait 69,11% de son électricité grâce à son énergie nucléaire en 2021, faisant d’elle le pays dont la part du nucléaire dans le mix énergétique est la plus importante au monde.

Si ses détracteurs avancent des arguments compréhensibles (comme les questions du risque de catastrophe ou du traitement des déchets radioactifs), le nucléaire reste une source d’énergie aux avantages indéniables : elle est extrêmement compétitive et ne produit pas de CO2.

Mais une indépendance énergétique aussi élevée n’est pas la norme dans l’union européenne, qui bénéficiait du nucléaire à hauteur de seulement 25,59% en 2021.

Et dans un marché européen de l’électricité devenu une réalité, l’évolution du prix de l’électricité en France n’est plus un enjeu simplement national, mais désormais continental.

L’électricité n’est pas stockable, ou du moins difficilement. Selon ses besoins, EDF achète ou vend de l’électricité en dehors de frontières de l’hexagone.

C’est pour cette raison qu’une augmentation de la demande et des prix de l’électricité n’est pas une bonne chose : lorsque l’électricien français se retrouve à la limite de ses capacités de production, il est obligé d’acheter sur le marché européen l’électricité qu’il doit livrer à ses clients en France.

Or, les prix sur ce marché sont, eux, dépendants de ceux des énergies fossiles, avec le gaz et le pétrole en première ligne. Chaque kWh marginal coûte toujours plus cher à EDF, qui n’agit qu’en tant qu’intermédiaire.

Cela n’aurait aucune importance si EDF pouvait répercuter ses coûts sur ses clients, ce qui n’est encore une fois pas le cas.

Un chiffre d’affaires encadré par des tarifs imposés

Un des problèmes auquel EDF fait face est le manque de perspectives futures. Certes l’entreprise est rentable, et même si la consommation d’électricité est amenée à évoluer progressivement au fil des années, cela n’est pas une garantie suffisante pour un investisseur.

Les TRV (Tarifs Réglementés de Vente)

Grâce à son statut de fournisseur historique, les particuliers et les micro-entreprises ont la possibilité de souscrire à des tarifs de vente réglementés chez EDF.

Cela signifie que ces derniers peuvent bénéficier d’une électricité à un coût fixe, et ce, peu importe l’évolution des prix sur le marché. Selon la CRE (Commission de Régulation de l’Energie), 29% de la consommation totale d’électricité en France provient d’offres aux tarifs réglementés.

Ces prix sont fixés par les pouvoirs publics, et malgré la hausse exponentielle du prix de l’électricité en Europe, la priorité du gouvernement a été de limiter à 4% la hausse des prix des TRV pour les consommateurs : c’est le fameux « bouclier tarifaire ».

Vous comprendrez facilement que cette différence de prix se fait actuellement … aux frais d’EDF. Pire encore, les consommateurs français ne sont pas les seuls à bénéficier de tarifs avantageux.

L’ARENH (Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique)

Pour favoriser l’émergence d’un marché européen unique, la loi NOME (Nouvelle Organisation du marché de l’électricité) de 2010 avait prévu une réorganisation du marché de l’électricité pour en permettre l’ouverture.

Le monopole d’EDF sur l’exploitation des centrales nucléaires historiques françaises était évidement un avantage compétitif important : Bruxelles a donc fait pression sur Paris pour assurer une concurrence équitable.

Cette loi a donné naissance à l’ARENH (Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique) qui permet à tous les fournisseurs alternatifs de s’approvisionner en électricité auprès d’EDF dans des conditions fixées par les pouvoirs publics.

Initialement à un prix de 42 €/MWh et d’un volume global maximal affecté au dispositif égal à 100 TWh/an, ce dispositif a mis à mal EDF à cause de l’inflation sur le marché de l’énergie.

Toujours dans l’idée de protéger les français, le gouvernement a décidé … d’augmenter la part de sa production allouée à ce dispositif de 20 TWh supplémentaires !

Compte tenu des prix actuels (plus de 250€/ MWh sur les marchés), cela signifie qu’EDF doit vendre à perte son électricité à la concurrence, avec pour seule contrepartie d’augmenter légèrement le prix du MWh ARENH de 42€ à 46,20€.

Selon EDF, le manque à gagner est de l’ordre de 10,2 milliards d’euros. Cette mesure bénéficie grandement aux fournisseurs alternatifs (cet objectif est d’ailleurs clairement affiché), pour les aider à réduire à leur tour la facture pour leurs clients en France, et ainsi, supporter l’intégralité de la filière.

Malgré toutes ces contraintes, EDF tient bon et reste une entreprise rentable, qui n’a d’ailleurs jamais connu de perte au cours des 20 dernières années.

Alors comment expliquer un tel désamour pour les actions EDF ?

L’Etat est-il un actionnaire schizophrène ?

Le fait que l’Etat soit l’actionnaire majoritaire (à près de 84%) est la source de tous les problèmes que rencontre EDF.

La situation énergétique récente montre qu’il existe un conflit d’intérêt énorme entre les investisseurs et le gouvernement français.

S’il n’est pas illogique que la fourniture d’électricité soit considérée comme un service public dans notre beau pays, la gestion de la filière du nucléaire en France a été catastrophique pour les français et pour les investisseurs d’EDF.

Cet article de Charles Gave, un de mes économistes préférés dont je considère la sagesse être d’utilité publique, vous laisse imaginer ce qu’aurait dû être EDF si l’entreprise n’était pas soumise au dictat de l’union européenne.

Une politique nucléaire française du « je t’aime, moi non plus »

« Et donc, début 2000, la France était sans doute le seul pays au monde qui contrôlait l’ensemble de la filière nucléaire, de la recherche de l’uranium à la construction des centrales et à la distribution du courant. » – Charles Gave

La loi NOME et le démantèlement de notre filière a réussi le tour de force de rendre nos prix de l’électricité dépendant des cours du gaz naturel, alors même que ce combustible est utilisé de manière marginale en France !

Si Emmanuel Macron prône la construction de nouveaux EPR en France et relance l’intérêt pour le nucléaire, tout le monde sait bien qu’il a orchestré le démembrement d’Alstom et la vente des brevets concernant les turbines à vapeur Arabelle aux américains General Electric. Vous pouvez approfondir le sujet en découvrant les coulisses de cette affaire dans cette vidéo.

Paris a souhaité suivre Berlin dans sa politique anti-nucléaire. Sauf que la réalité nous a rattrapé plus vite que prévu. La France fait désormais volte-face : EDF s’apprête à racheter une partie des activités cédées par Alstom à General Electric en 2014.

Pour les investisseurs, c’est un virage à 180 degrés, qui, même s’il doit être considéré comme une tentative de réparer les erreurs du passé, pose la question suivante : peut-on vraiment faire confiance à l’Etat lorsqu’il revêt sa casquette d’actionnaire quand l’agenda politique diffère des intérêts privés ?

La réponse est la suivante : non.

Comme l’explique Charles Gave, il faut fuir les valeurs « régulées », celles qui font partie de l’économie « communiste » et qui dépendent du bon vouloir de l’Etat.

La bourse est assez frileuse de cohabiter avec les pouvoirs publics, et on se demande d’ailleurs pourquoi le gouvernement française n’a toujours pas nationalisé son fournisseur d’électricité historique.

La seule raison pour laquelle EDF est encore côté en bourse

Avec un si maigre flottant et une gestion hasardeuse, la cotation d’EDF tient du miracle.

Bien que rentable, le groupe français est loin d’être auto-suffisant. Son activité est extrêmement intensive en capital et cela fait plus de 10 ans qu’il ne parvient plus à générer de flux de trésorerie libre positif (différence entre le flux de trésorerie des opérations et les dépenses d’investissement).

Pour se financer, EDF doit compter sur le soutien sans faille de l’Etat lors d’augmentations de capital à répétition. Depuis 2017, ce sont plus de 9 milliards d’euros qui ont été levés par l’émission d’actions, alors que la capitalisation boursière actuelle est inférieure à 32 milliards d’euros, soit un rapport de l’ordre de 1 pour 3,55.

Le gouvernement français est condamné à systématiquement remettre de l’argent au pot pour financer tous les nouveaux projets énergétiques. Et cela pose une question : jusqu’à quand l’Etat va-t-il pouvoir renflouer les caisses d’EDF dans un contexte d’inflation énergétique, de remontée des taux, de problèmes monétaires sans exploser sous le poids de la dette nationale ?

A terme, l’Etat pourrait réduire la voilure et se laisser diluer, en n’exerçant pas (ou que partiellement) ses droits préférentiels de souscription (DPS) lors de futures augmentations de capital, et en laissant les marchés financiers accomplir leur mission.

Ce scénario est possible, surtout que les augmentations de capital récentes ont fait l’objet d’une forte demande, et que l’argent qui serait nécessaire à un retrait de la cotation serait plus utile ailleurs.

Bien qu’une sortie de bourse reste toujours une option envisageable, je penche plutôt en faveur du statu quo, compte tenu des épreuves qui attendent EDF.

Que va faire EDF à l’avenir ?

EDF est probablement à un tournant de son histoire. La santé financière du groupe français va être fortement impactée, alors que ce dernier doit faire face à des investissements massifs pour s’adapter.

Relancer le nucléaire

Les oreilles attentives lors de ces derniers mois de campagne auront remarqué une certaine harmonie chez la majorité des prétendants à l’Elysée : la volonté de relancer la filière du nucléaire.

Emmanuel Macron a lui même fait volte-face. Après avoir milité pendant des années pour la fermeture de la centrale alsacienne de Fessenheim (qui malgré son âge avancé, se trouvait être l’une des centrales nucléaires les plus sûres de France, un avis qui n’était pas partagé par nos voisins germanophones), le président réélu n’était plus avare d’éloges envers l’énergie atomique à Belfort en février dernier.

Peu importe si cette relance du nucléaire s’apparente à un énième calcul politique (les français y sont désormais de plus en plus favorables), il s’agit là d’un pas dans la bonne direction.

Avec l’acquisition de Framatome (ex-Areva) en 2018, puis le rachat de la technologie des turbines Arabelle à General Electric, EDF a consolidé la filière en un seul groupe aux mains de l’Etat, dont il est désormais le bras armé de sa politique nucléaire.

Enfin, il est amusant de constater que le titre a un poids important dans les indices spécialisés sur le nucléaire et l’uranium, comme le MVIS Global Uranium & Nuclear Energy Index, preuve de l’importance d’EDF sur la scène nucléaire mondiale.

Accélérer dans les énergies renouvelables

Hydraulique, photovoltaïque, éolien, géothermique … EDF renforce sa présence dans toutes les énergies renouvelables.

Avec des coûts en constante baisse, l’électricité issue des énergies renouvelables est enfin devenue compétitive par rapport aux énergies fossiles. S’il faudra attendre encore longtemps pour rivaliser avec le nucléaire, cette tendance devrait se prolonger.

Lire également : Faut-il investir dans les énergies renouvelables ?

L’éolien est la source principale (plus de 80%) d’énergie renouvelable d’EDF, et devrait connaitre un second souffle. L’éolien terrestre connait en effet quelques difficultés de développement. Cela étant dû à une l’intermittence du vent et au manque d’espace disponible pour construire de nouveaux parcs éoliens. En réalité, avec la réglementation actuelle, le territoire français est proche de la saturation.

L’éolien maritime, lui, offre des réponses. Le vent de mer étant en effet plus fort et plus fréquent, il permet à l’éolien off-shore de présenter de meilleurs facteurs de charge, et donc, une plus grande génération d’électricité et une meilleure rentabilité des projets.

En mer, plus besoin de soucier des problématiques d’espace. Selon le ministère de la transition écologique, la France bénéficie du 2ème gisement d’éolien en mer en Europe après la Grande-Bretagne. Cette solution a d’ailleurs été largement adoptée par les pays scandinaves, que l’on sait être en avance sur le sujet.

Malgré le contexte actuel délicat, EDF dispose donc  de quelques belles perspectives de croissance pour s’attirer les faveurs du marché.

Que pensent les analystes de l’action EDF ?

Concernant l’action EDF, le consensus général est une recommandation d’achat. Voici la répartition des recommandations des 14 analystes qui suivent le titre :

  • 4 « Acheter
  • 2 « Renforcer »
  • 5 « Conserver »
  • 1 « Alléger »
  • 2 « Vendre »

L’objectif de cours moyen se trouve à 10,89€ par action, ce qui représente un potentiel de hausse de plus de 15% et explique la recommandation générale d’achat.

Evolution du consensus des analystes.

Estimation des résultats

Concernant les prévisions de résultats, EDF devrait présenter un chiffre d’affaires de 75,44 milliards d’euros en 2022, en baisse de 10%. Il n’est pas certain que les chiffres d’affaires des exercices 2023 et 2024 reviennent au niveau de 2021. Ils devraient plutôt s’établir aux alentours de 80 milliards d’euros.

En effet, 2022 est une année exceptionnelle. EDF devrait présenter un bénéfice net par action de -0,40€, avant de bénéficier d’un effet de rattrapage.

Cela signifie que l’action EDF se négocie actuellement aux alentours de 6,46 fois ses bénéfices de l’exercice passé.

Bien sûr, ces estimations ne sont données qu’à titre indicatif et pourrait connaitre une révision importante selon l’évolution du marché.

Alors, faut-il acheter des actions EDF ?

Malgré le consensus des analystes, le potentiel de hausse m’apparait trop limité concernant l’action EDF. Ma recommandation personnelle est à « Conserver ».

Une sortie de bourse ne me parait pas impossible. Après la lourde chute en bourse, les actionnaires minoritaires qui détiennent actuellement des titres EDF pourrait un jour bénéficier d’une belle offre de la part de l’Etat.

L’action EDF évolue actuellement à des niveaux historiques bas, et vendre maintenant pourrait être une erreur, car la plupart des mauvaises nouvelles ont déjà été intégrées dans le cours de bourse. Il existe également quelques perspectives d’espoir, et EDF a définitivement un rôle à jouer dans le développement de la filière nucléaire mondiale

Egalement, le système de l’ARENH, principale ombre de l’action EDF, devrait prendre fin en 2025. Un nouveau mécanisme moins contraignant devant le remplacer est à l’étude.

Enfin, il ne faut pas oublier que les actionnaires bénéficient au titre de l’exercice 2021 d’un dividende de 0,58€ par action, permettant à l’action EDF d’afficher un rendement honorable de plus de 6,6% !

Toutefois, passer un ordre d’achat sur l’action EDF me parait spéculatif et peu recommandable sur le long terme. Acheter des actions d’entreprises dans lesquelles l’Etat est un actionnaire majoritaire, c’est s’exposer à des risques supplémentaires, sans que le jeu n’en vaille la chandelle.

La crise énergétique que nous traversons actuellement est loin d’être réglée et EDF a déjà rehaussé une fois ses prévisions d’impact sur son EBITDA, alors autant faire preuve de patience, quitte à revenir sur le titre dans quelques années !

Foire aux questions

Dans cette section, je répondrai aux questions les plus communes concernant EDF. Si vous ne trouvez pas la réponse que vous cherchez, n’hésitez pas à poser votre question dans les commentaires.

Peut-on acheter des actions EDF via un PEA ?

Oui, l’action EDF cotée sur Euronext Paris est éligible au PEA. En revanche, elle n’est pas éligible au PEA-PME. Vous pouvez également acheter des actions EDF dans le cadre d’un compte titres ordinaire ou d’une assurance vie.

Les achats d’actions EDF sont-ils concernés par la taxe sur les transactions financières (TTF) ?

La taxe sur les transactions financières (TTF) est un prélèvement sur les opérations de ventes d’actions. Le prélèvement, de l’ordre de 0,3 % de la valeur d’acquisition, concerne toutes les entreprises dont le siège social se situe en France et dont la capitalisation boursière excède le milliard d’euros, ce qui est le cas pour EDF.

Quels sont les indices boursiers qui incluent EDF ?

EDF est un composant du CAC Next 20, du SBF 120, de l’EuroStoxx 600, CAC 40 ESG, de tous les indices boursiers incluant ces indices, ainsi que de divers indices sectoriels.

Chez quel courtier en ligne peut-on acheter des actions EDF ?

Pour les résidants français, il est possible d’acheter des actions EDF chez l’intégralité des courtiers en ligne.

A propos de l'auteur

Conseiller en Investissements Financiers indépendant et passionné par le monde de la bourse depuis 2013, j’aide les stock-pickers à battre le marché pour qu’ils puissent consacrer leur temps et leur énergie à ce qui compte vraiment pour eux.

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  • vous dites « une belle offre de la part de l’Etat » pouvez-vous en dire d’avantage ?
    Cdt

    • Bonjour,

      Les modalités de l’opération n’ont pas encore été annoncées, mais compte tenu du rendement du dividende, il est probable que beaucoup d’actionnaires ne souhaitent pas céder leurs actions au cours actuel.

      De ce fait, l’Etat devra proposer une grosse prime pour séduire le marché et ainsi détenir 100% du capital.

      Un arbitrage est donc possible et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle le cours de l’action EDF a augmenté de 14,53% le jour de l’annonce.

      A bientôt,

      Adrien

  • Bonjour, compte tenu de la re nationalisation du groupe EDF, que va t’il advenir des actionnaires ? L état va t elle racheter les actions ? Les actionnaires vont ils être pénalisés par cette annonce ?
    Cdt

    • Bonjour,

      Rien n’est fait pour le moment, puisque Elisabeth Borne n’a fait que confirmer « l’intention de l’Etat de détenir 100% du capital d’EDF », et pour cela, l’Etat doit effectivement racheter les actions EDF restantes.

      Ce type d’opération est tout à fait anodin en bourse et prendrait la forme d’une OPA (Offre Publique d’Achat), suivie d’une ORO (Offre de Retrait Obligatoire).

      Les actionnaires existants d’EDF recevront donc une compensation financière d’un montant au moins supérieur à la valeur actuelle de leurs actions EDF, en échange de ces dernières.

      A bientôt,

      Adrien

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